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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 09:10

Quel périmètre pour l'Intercommunalité Coeur d'Yvelines et secteur de Montfort l'Amaury. Certaines municipalités sont contre la proposition préfectorale, d'autres voit le périmètre du canton comme base de la future interco.


Intercommunalite CDCI canton-montfort 2011-04Qui aura raison ?

Ne serait-ce pas un projet transitoire qui aboutira à un avenir moins florissant pour nos territoires ruraux.

Qui va intégré ce futur périmètre, qui va le quitter ?

Quels sont les objectifs de l'Etat, et surtout quel avenir souhaite-t-il pour nos villages ruraux ?

 

A la suite de la présentation "aux élus" le 28 avril dernier, la CDCI doit se faire des cheveux blancs. Entre les communes qui souhaitent une petite intercommunalité limitée à quelques communes, d'autres veulent quitter le navire, à laquelle ils adhèrent, pour rejoindre une "interco plus grosse".

 

Dans le montfortois nos élus s'entendront-ils pour créer cette Intercommunalité à la taille du canton de Montfort l'Amaury. Si le périmètre pose question, il va en être de même pour le nom, où chacun veut défendre ses prérogatives.

 

Elus et citoyens écartés d'un débat

Lors des conseils municipaux, les élus se plaignent d'être écarté des débats de la future carte intercommunale yvelinoise qui se dessine. Et le citoyen qu'en pense-t-il, quel est son avis ?

Très peu d'informations arrivent aux oreilles du citoyen, il lui est difficile de se faire une opinion. Cela tombe bien, on ne lui demande pas son avis sur la création de la création de l'intercommunalité de Coeur d'Yvelines et du pays de Monfort.

 

Dans la proposition du Préfet, la communauté de communes de Coeur d'Yvelines absorberait les 22 communes du canton de Montfort l'Amaury , non regroupées en intercommunalité, auquelle se greffe la commune de Gambais, ce qui ferait une interco à 31 communes avec un peu plus de 50 000 habitants, conservant une taille humaine  rurale.

Si l'Etat souhaite, à terme, une intercommunalité de taille "urbaine", avec des territoires composés de 100 000 à 200 000 habitants, l'Etat accepterait dans un premier temps la construction d'interco de plus petite taille, qui basculeraient à terme, sur des interco regroupant territoires ruraux et urbains. On voit bien que les territoires ruraux absorbés, auraient peu de poids et de représentation face aux villes de plus grosses tailles et mieux représentées.

 

Coeur d'Yvelines, un départ annoncé et des avis CONTRE le futur périmètre

C'est l'heure d'en débattre. Nos élus doivent donner un avis, s'ils ne le font pas, ils sont donc en accord avec la proposition de la préfecture.

Plusieurs conseils municipaux ont débattu CONTRE la proposition préfectorale, souhaitant conserver une CC Coeur d'Yvelines  à taille humaine, refusant les autres communes du canton, avec lesquelles elles n'avaient pas trouver d'accord, il y a déjà  7 à 8 ans, préférant aller de l'avant. 

 

Pour Coeur d'Yvelines, créé le 8 novembre 2004, Villiers St-Frédéric émet un avis défavorable sur le projet de schéma départemental de coopération intercommunale. Thiverval Grignon souhaite quitter "Coeur d'Yvelines" lui préférant rejoindre Plaisir, qui se propose de rejoindre le périmètre de la CASQY (communauté d'Agglomération de St-Quentin en Yvelines).

En dehors de la CC Coeur d'Yvelines, les conseils municipaux débattent et adhèrent au principe de la proposition, avec toutefois la question déjà évoquée du nom de la future interco.

Comme on le constate les débats sont menés tambour battant, sans trop de conviction, et surtout sans proposition, semble-t-il pour le citoyen lambda rejeté du débat.

Alors que ceraines communes autour de notre  canton de Montfort l'Amaury, sont en désaccord avec la proposition faite par le préfet, le périmètre final verra l'arrivée d'autres communes et un nouveau puzzle se dessiner ?

 

Une crainte pour les communes rurales du centre yvelines, être absorbées à terme par la CASQY (St-Quentin en Yvelines). Nos communes ne pourrait-elles pas regarder du côté du Houdannais avec ses  22 000 habitants, du sud mantois, du sud yvelines.... 

Mais cela semble un autre débat où les intérêts des uns semblent en conflit avec celui des autres. N'oublions pas, sans prises de décisions locales,  l'Etat aura le dernier mot.

 

Quel avenir pour nos territoires communaux :

On le voit bien, programmé depuis de nombreuses années par nos politiques nationaux de tous bords,  la région prend de plus en plus de poids, avec une réforme territoriale qui s'appliquera dès 2014 (conseiller territorial).

Comme l'a annoncé Pierre Souin, maire de Marcq en Yvelines, nous quittons  une répartition « Etat – Cantons – Communes » pour nous diriger vers une nouvelle répartition de pouvoir « Europe – Régions – Intercommunalités ».

Dans ce contexte final, nous petits territoires communaux, issus des paroisses datant de la Monarchie, disparaîtront d'eux-même au fil du temps.

 

à suivre....

 

sur le même thème .....


 

29/04/11 : Une intercommunalité à 31 communes pour cc coeur d'yvelines et le pays montfortois

23/04/11 : L’intercommunalité du pays de montfort, un territoire à construire pour 2014

15/06/10 :  Cc du pays de montfort et cc coeur d'yvelines

12/12/09 : Fin 2009, les communautés de communes en montfortois.

01/06/08  : Intercommunalité : communauté de communes du pays de montfort en yvelines

04/03/08 : Pays de montfort l'amaury : l'interco reportée après les élections municipales

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commentaires

Aurélien 20/07/2011 18:58



Dans cette histoire d'intercommunalité, il faut dépasser le clivage de querelle des clochers.


Coeur d'Yvelines est une intercommunalité trop petite ! il est donc impératif d'en faire naître une nouvelle à l'échelle du canton de Montfort donc les contours sont déjà définis.


Rester dans des périmètres restreints comme celui de la CCCY ne permettra pas d'optimaliser les ressources et coûts du territoire. Une grande intercommunalité permettra aux administrés
d'avoir accès à une collectivité beaucoup plus professionnalisée. Cette crainte de voir les administrés dépourvus d'une proximité à l'intercommunalité à cause de la réforme est infondée, si
ce n'est le souhait de certains élus dans leur propre intérêt et non celui de l'intérêt général.